Les danseuses portent en général un chapeau ressemblant à une rondelle d'osier pliée en deux à la manière d'une crêpe sur leur tête et fixé par maints liens qui leur enserrent le visage de façon visiblement peu agréable. Elles sont vêtues de yukata (kimono d'été léger en coton) et portent des tabi (chaussettes avec gros orteil séparé) dans des getas (sorte de tongues en bois) à double lame de bois en guise de semelles. Costume bien peu confortable pour danser mais qui ne les empêche pas d'exécuter des chorégraphies de toute grâce...
D'autres danseuses revêtent des jimbei (chemisette et caleçon court en coton) en lieu et place des yukata. En guise de chaussures, elles portent des bottines en coton à semelle plastique avec gros orteil séparé.
Cette danse s'exécute jambes pliées, comme si l'on était en position assise ou presque, et pointes de pieds tendues, ce qui en fatiguerait plus d'un mais qui ne semble guère peser sur les troupes locales. De nombreux gestes du bras secouent les éventails des danseurs tout au long de la danse...
Un groupe accompagne généralement la troupe de danseurs : il est composé au minimum d'un joueur de shamisen (guitare à trois cordes), d'un joueur de fue (flûte) et d'un joueur de taiko (tambour japonais). Ces derniers sont particulièrement impressionnants car tout leur corps participe, des épaules aux pieds.
Nous avons eu la chance d'assister à ce spectacle, assis dans un amphithéâtre de fortune. Les groupes défilaient sur scène pour nous présenter leur chorégraphies. Nous avons ainsi vu des danseurs de tout âge ainsi qu'une ancienne lutteuse très célèbre au Japon et reconvertie dans l'animation télévisuelle.
Nous n'avons pas pu rester jusqu'à la fin de la nuit comme le promettaient les affiches car notre train de retour à Naruto nous attendait, mais nous serions bien restés plus longtemps...
